Vous êtes ici: Les Actualités Agricoles > Maladies du pois protéagineux et du pois de conser...
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La sclérotiniose (sclerotinia -photo 1) est une maladie grave, en pleine extension sur les cultures de pois de conserverie selon l'UNILET* Le slerotinia peut causer des chutes de rendement sévères et des refus de parcelle pour présence de sclérotes (= organes de conservation de la maladie) dans la récolte. Concernant le pois protéagineux, selon l'INA PG, le sclerotinia peut être entrainer "des pertes ponctuellement importantes, mais généralement de 5 q/ha maximum, malgré des dégâts très visuels (pieds desséchés)". Cette maladie est due à un champignon, Sclerotinia sclerotiorum, qui se développe sur de très nombreuses cultures : carottes, céleris, haricots, choux... ainsi que toutes les légumineuses et crucifères. Seules les plantes monocotylédones ne sont pas touchées.
Sur pois, la sclérotiniose apparaît généralement à partir de la floraison, sous forme de taches humides et irrégulières sur toutes les parties de la plante, et notamment sur les tiges. Puis, un mycélium blanc et cotonneux se développe. A ce stade, la plante est bien souvent détruite. Des sclérotes de forme irrégulière, blancs puis noirs, apparaissent ensuite sur les parties malades des plantes. Ils permettent au champignon de se conserver dans le soldurant 8 à 10 ans. Leur taille est très voisine de celle d’un grain de pois.
Le mildiou (photo 2) est une maladie grave pour la culture de pois de conserverie, qui peut conduire au refus de la parcelle pour cause de grains tachés. Le champignon responsable, Peronospora pisi, est spécifique du pois. L’attaque primaire (aussi appelée attaque systémique) touche les jeunes plantules qui deviennent naines, recroquevillées, couvertes d'un feutrage gris violacé. Leur nombre étant généralement limité, ces attaques précoces passent souvent inaperçues. A partir de ces foyers, le mildiou essaime dans toute la parcelle (attaques secondaires). Les feuilles présentent alors des jaunissements sur la face supérieure et un duvet gris violacé sur la face inférieure. Sur gousses, les symptômes extérieurs sont peu perceptibles (taches vert clair sans sporulation). Par contre, à l'intérieur, un mycélium blanc est bien visible. A ce stade, les grains sont tachés ou absents. Cette maladie est favorisée par un climat humide (pluie, rosée, forte hygrométrie), peu ensoleillé, avec des températures comprises entre 1 et 18°C (optimum = 6°C). Elle est stoppée au delà de 20°C mais les températures comprises entre 15 et 20°C favorisent une abondante production d’oospores. Ces spores se conservent 6 à 10 ans dans le sol. Les cultures présentant une végétation excessive sont particulièrement exposées.
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