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Les accords commerciaux avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande pourraient causer le chaos pour l'agriculture française

Par Joagri | Publié le 29 Mai 2018 à 10:12
Les accords commerciaux avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande pourraient causer le chaos pour l'agriculture française

Cette semaine que l'Union européenne (UE) a confirmé vouloir entamer des pourparlers commerciaux avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande et il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour l’agriculture européenne et française.

Les craintes sont grandes, on peut clairement dire qu'un accord commercial avec l'Océanie ferait apparaître les derniers accords commerciaux de l'UE avec le Mercosur (Amérique du sud) ou encore le CETA (Accord avec le Canada) pour une simple formalité.

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L’agriculture océanienne taillée pour l’export au contraire de l’agriculture européenne.

 

La Nouvelle-Zélande abrite la plus grande entreprise d'exportation de produits laitiers au monde, Fonterra. La Nouvelle Zélande est aussi le premier exportateur mondial de viande d’agneau, avec un troupeau estimé à 27 millions de têtes. Tandis que l’Australie est le 3ème plus gros exportateur de bœuf dans le monde et pourraient inonder le marché français avec des produits à des prix extrêmement difficiles à concurrencer.

 

En France, la nourriture produite n’est pas bon marché, notre secteur agricole doit respecter de nombreuses normes qui assurent aux consommateurs des produits d’une bonne qualité nutritive et écologiquement responsable.

 

L’agriculture française c’est aussi des terroirs, des AOP qui demandent plus d’investissement pour la fabrication que les produits industriels.Des problématiques et des trésors que l’Australie ou la Nouvelle-Zélande ne connaissent pas.

 

A ce jour L’Océanie exporte à ce jour 245000 tonnes de viande ovine et 40000 tonnes de viande bovine. Il faut ajouter les 65000 tonnes de viande bovine de l’accord CETA (Canada) et les 80000 tonnes de l’accord Mercosur. Ne risque-t-on pas un effondrement des prix ?

 

 

 

Cet accord une bonne nouvelle pour l’Océanie une mauvaise pour l’UE ?

 

Les agriculteurs australiens et néo-zélandais doivent avoir un grand sourire à l’annonce de ce potentiel accord. Avoir un accès sans entraves au marché européen (511 millions de personnes). Pour deux pays, avec une agriculture taillée pour l’exportation de masse, c’est une excellente nouvelle…

 

Cependant, le même principe ne fonctionnerait pas en sens inverse. Les entreprises agroalimentaires françaises et européennes ne sont pas attirées par les marchés Néo-Zélandais et Australien. Les 40 millions d’habitants en Océanie ne représentent même pas un dixième de la population européennes.




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