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Le déficit énergétique débute deux semaines avant le vêlage

Publié le 28 Octobre 2013 à 00:10
Le déficit énergétique débute deux semaines avant le vêlage

Pour la firme Elanco, division santé animale de Lilly, le déficit énergétique en début de lactation est une notion bien connue des éleveurs et des vétérinaires. En revanche, beaucoup ignorent que ce déficit débute réellement deux à trois semaines avant le vêlage : il est dû à la fois à une réduction physiologique de la capacité d’ingestion (liée à l’encombrement de plus en plus important du fœtus et aux modifications métaboliques ou hormonales) et à l’augmentation des besoins de la vache en fin de gestation (pour la croissance du fœtus et la préparation de la mamelle (production de colostrum, lactation)). La densité énergétique de la ration et le niveau d’ingestion sont deux leviers d’action pour limiter l’impact de cette perte d’appétit des vaches deux semaines avant vêlage.

Stimuler l’ingestion repose principalement sur le management des taries ou génisses prêtes à vêler. D’une part, la conduite alimentaire : rythme de distribution, nombre de places au cornadis… D’autre part, la gestion de l’introduction des animaux dans le troupeau laitier avant le vêlage. L’idéal serait de le faire au moins trois semaines avant vêlage pour les génisses, à une période où le stress lié au changement de milieu a le moins de répercussions.

La préparation au vêlage repose sur une transition alimentaire qui vise à favoriser l’activité des bactéries et protozoaires du rumen, le développement des papilles ruminales, limiter la mobilisation des réserves de graisses… Cette préparation au vêlage nécessite au moins trois semaines, voire cinq semaines pour les génisses, qui n’ont pas fini leur développement.

 

Maîtriser cette phase c’est bien préparer la vache au vêlage, à la production de colostrum et à sa future lactation… sans oublier qu’il s’agit aussi de couvrir les besoins de croissance de la génisse prête à vêler !

La densité énergétique de la ration et le niveau d’ingestion sont deux leviers d’action pour limiter l’impact de la perte d’appétit de la vache deux semaines avant vêlage.

 

 

Gérer la capacité d’ingestion

Augmenter l’ingestion de matière sèche est un exercice plus difficile qu’augmenter la densité énergétique de la ration ou son taux protéique. Cette approche repose sur le management du troupeau.

Premiers points à surveiller pour stimuler la consommation des vaches :

- Distribuer un fourrage appétent (fibre digestible)

- Repousser régulièrement la ration vers le cornadis

- S’assurer de la disponibilité de la ration tout au long de la journée, ce qui implique un nombre suffisant de places pour accueillir toutes les vaches en production

- Bien observer ses vaches pour repérer les deux ou trois en difficulté.

 

D’autres mesures sont plutôt liées au comportement social des vaches. La capacité d’ingestion est affectée lors de l’introduction plus particulièrement d’une future primipare dans le troupeau. Il lui faut deux jours à une semaine pour s’adapter. L’idéal est de la faire rejoindre le troupeau laitier environ trois semaines avant la date présumée de vêlage… à un moment où ses besoins sont moins élevés : la diminution de la capacité d’ingestion a moins d’effets négatifs. Une multipare peut être éventuellement introduite plus tard : elle retrouvera rapidement ses repères.

Les primipares sont souvent conduites à part pendant toute leur première lactation dans de très grands troupeaux (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande…) : elles ne subissent pas la compétition avec les multipares. En France, certains éleveurs mettent en place une solution intermédiaire : les premières lactations sont séparées au cours des premières semaines de lactation.

  

Globalement, il faut éviter le plus possible les sources de stress pour la génisse : son logement devrait être le plus proche possible de ce qu’elle sera amenée à connaître dans le troupeau laitier. Des logettes sont préférables à une aire paillée si la stabulation des laitières est en logettes…

 

 

A savoir pour mieux couvrir les besoins par la ration

A deux-trois semaines du vêlage, la vache ingère deux ou trois kilos de fourrages en moins. Cela peu paraitre peu, mais cela représente 10 à 15 % de matière sèche en moins sur une ration de tarie…

Or, plus la vache se rapproche du vêlage, plus ses besoins en protéines et énergie sont importants.

A quelques semaines du vêlage, la vache doit avoir à disposition une ration dont une partie est composée des fourrages qu’elle aura une fois arrivée parmi les laitières. Et en particulier si la future ration est à base d’ensilage de maïs. L’objectif est de favoriser le développement des papilles du rumen : plus elles sont grandes, plus la surface d’absorption des acides gras volatils (AGV) est importante. Dans le cas contraire (ration trop fibreuse…), le développement des papilles est moindre : le risque est de voir, après le vêlage, les AGV s’accumuler dans le rumen, avec au final une acidose.

Un BACA (Bilan Alimentaire Cations-Anions) positif de la ration entraîne une réduction de la disponibilité en calcium dans le sang. La diminution de la concentration de calcium sanguin (ou calcémie) se traduit entre autres par moins d’appétit ! Elle peut être un facteur aggravant de la réduction de la capacité d’ingestion.

Une corrélation a été démontrée entre la concentration sanguine d’AGNE (acides gras non estérifiés) et le taux de NDF (indicateur de fibrosité). Un excès relatif de fibres et un déficit en énergie se traduisent par une forte mobilisation des réserves graisseuses à l’origine de la stéatose hépatique. Une concentration trop élevée d’AGNE doit alerter sur le profil de la ration.

 

 

Durée de la transition: 3 semaines minimum

A l’approche du vêlage, la mamelle sort du repos où elle se trouvait depuis le tarissement. Elle se prépare à la production de colostrum et à la future lactation : trois semaines de préparation sont nécessaires pour que la vache dispose d’une mamelle efficace dès le vêlage.

Une transition alimentaire est nécessaire pour passer de la ration vache tarie (faible densité énergétique, fibres…) à une ration plus riche en énergie et protéines. Bactéries et protozoaires du rumen s’adaptent en deux semaines. Les papilles du rumen ont aussi besoin de 15 jours pour leur développement.

Pour certains auteurs, les modifications métaboliques nécessitent beaucoup plus de temps pour faire face à l’évolution des besoins en énergie et protéines de la vache productrice de lait. C’est pourquoi ils conseillent une préparation de cinq semaines pour les génisses

 

 

Que faire d’une vache trop grasse?

Elanco a réalisé un document pour apprécier l’état corporel des vaches. C’est un document d’aide au management alimentaire des vaches. En effet, l’erreur de pilotage est possible : l’éleveur peut se retrouver avec une ou deux vaches trop grasses au tarissement… que faire si elles le sont toujours à quinze jours du vêlage ? Faut-il limiter la densité énergétique de la ration ? 

Ces vaches sont susceptibles de développer une stéatose du foie : cette pathologie nutritionnelle est liée à une trop forte mobilisation de la graisse corporelle pour répondre aux besoins énergétiques en fin de gestation. Débordé, le foie n’est plus capable de les transformer totalement, les co-produits de la néoglucogénèse s’accumulent, c’est la stéatose hépatique. Entre autres, elle diminue l’appétit de la vache et sa capacité d’ingestion : le déficit énergétique se creuse, la vache mobilise encore plus ses réserves, l’engorgement du foie continue. Cercle vicieux parfait !

Ces vaches doivent recevoir une ration qui leur apporte l’énergie nécessaire pour couvrir leurs nouveaux besoins  fin de gestation, colostrogénèse, future lactat

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